Tu vas la fumer, oui?!

Tu vas la fumer, oui?!
La veille de mon anniversaire, ma mère a eu la bonne idée de m'apprendre que, puisqu'on était en semaine, mon couvre-feu serait de minuit maximum (et encore, sachez que j'ai négocié, sans quoi je ne serais passée que pour dire bonjour). Après avoir gémi comme un kiwi pendant trois heures et demi, je décide de voir le bon côté des choses : "Kahina, j'ai décidé de re-ta-vi-li-ser! Euuuh.. de revatiliser? Roh merde, c'est quoi le mot déjà?!" En effet, pendant deux jours entiers, j'ai eu le coeur en joie, je miaulais, je ronronnais, je fumais et buvais comme tout le monde. Mais revenons à cette soirée. Si j'avais bu un verre de trop : hop! j'aurais porté un toast à cette troisième année en Belgique qui débute (comment ça je l'ai fait? mais nooooon...)! Mais je ne risquais pas de boire un verre de trop, parce que j'ai renversé le contenu entier d'une de mes bières sur moi et mon voisin (en voilà un qui aurait mieux faire de rester chez lui). Il me fallait sécher tout ça. J'ai donc eu la bonne idée d'aller prendre l'air avec une copine, et malheureusement de passer devant un fumeur qui avait besoin d'une cigarette pour complèter l'étonnante collection de dents noires qu'il dévoilait fièrement. "Ooh nooon, je les ai laissées à l'intérieur, j'ai la flemme d'aller les chercher... desolée". Tout ça avec le grand sourire qui lui a fait s'imaginer qu'on était devenus big potes, qu'on avait un point commun sacré (on fume tous les deux, trop chouette) et hop, le gars voulait une photo de lui et moi... autant vous dire qu'il en a profité pour me caresser les hanches comme un gros cochon et que je l'ai envoyé baladé en rigolant. C'est là où IL est apparu. Mais on s'en fout, j'en parlerais pas. N'insistez pas.

# Posté le lundi 08 septembre 2008 13:01

Modifié le lundi 08 septembre 2008 13:20

Bal démasqué - la suite.

Bal démasqué - la suite.
I am a bird girl now : I've got my heart here in my hands now. I've been searching for my wings some time. I'm gonna be born into soon the sky 'cause I'm a bird girl and the bird girls go to heaven. I'm a bird girl and the bird girls can fly... bird girls can fly.
Antony and the Johnsons

# Posté le lundi 01 septembre 2008 10:26

Modifié le lundi 01 septembre 2008 11:47

Tu es en coton.

Tu es en coton.
La fraîcheur de mon miroir sur ma joue collée à lui. Le crissement d'une plume sur le papier, plus léger que celui d'un pneu sur le bitûme. Le goût acide d'un citron, baigné dans un coca frais, que l'on cherche au fond de son verre avec ses doigts même si l'on sait que ça ne se fait pas. Les nuits gelées, les nuits chaudes ; les jours fragiles, les jours d'été. Le chien de la voisine, à qui il manque une patte. Le chat des voisins, qui mange les croquettes du mien. Ce quotidien, si présent à mes yeux autrefois, ne semble plus prendre autant de place en moi. Mon ego a sûrement pris une dimension trop écrasante pour que quoi que ce soit d'autre ne vienne s'imiscer dans mon esprit. Je dois le rabattre, mais pas redevenir celle d'avant, réservée, timide, parce que celle-ci était également inexistante. Ma vie était modelée par les humeurs des autres ; maintenant elle est régie exclusivement par les miennes. J'ai vu qu'à ma corde il n'y avait que deux bouts, deux extrêmes, et je crois les avoir tout deux atteints. Je dois faire des concessions (c'est mon grand mot du moment, je l'aime bien) pour apprendre à me suffire tout en vivant avec les autres, pleinement et aussi sensiblement qu'avant. Rejoindre les deux bouts, en clair. Pourtant, ça me semble aussi difficile que de commander à mes yeux de regarder chacun d'un côté.

# Posté le mardi 19 août 2008 06:20

Modifié le dimanche 31 août 2008 12:25

I CAN'T HIDE.

Il suffirait de trois mots mis à la suite pour mettre fin à mon supplice. Je ne peux pas m'y résoudre tant ces mots arrachent ma gorge comme tant de poignards et de flammes dans celle d'un acrobate ; mais je ne suis pas acrobate. Catastrophique serait le résultat de mes efforts pour faire sortir ses serpents de mon gosier ; quelle ironie. Calmons-nous, si terrible soit ta sentence je m'y collerai... je ravalerai poignards, flammes et serpents qui te mordent de leurs aveux si douloureux, même si je dois en crever. Partir ne servirait à rien pour oublier, aussi loin que tu sois ta présence s'immisce encore en moi, comme une chanson que l'on ne peut pas s'arrêter de chanter. Attends-toi à ce que je me traîne à tes pieds, j'ai constaté que même un silence de toi pouvait pousser mon rire à mourir...
I CAN'T HIDE.

# Posté le jeudi 07 août 2008 05:49

Modifié le mardi 12 août 2008 05:17